Une enclume autour du cou : Samdi 21 Juillet 2018

Nuit à crampes comme toujours. Natt me met la radio puisque le mac ne démarre pas. Ô joie d’être alimenté par ErDF qui, à Cotignac, coupe sans prévenir. Adieu mon programme censé bosser toute la nuit ! Chié ! Je cherche une posture qui me permette deux solutions : soulager mes mains tordues et mes bras-ficelles collés à mon buste par la sueur, puis libérer une deuxième oreille pour mieux écouter la chronique matutinale de France Cul.

Ture. La première est difficile et douloureuse : seules mes épaules bougent encore, alors les doigts tordus sous le poids d’une jambe ne sont pas prêts d’être dégagés. Mes ongles bleu-blanc-rouge de la finale de ballon à pied (football) me rentrent dans le lard, je dois demander àskon me les coupe. La tête sur une arête d’oreiller, en équilibre, je ne bouge plus et attends sept heures et demie. A sept heures vingt pétaaantes, Orelli franchit le rideau anti-insectes révolutionnaire. C’est une trouvaille de Natt, et il faut crier au miracle : un petit malin a réinventé le rideau de perles -en bois utilisé par nos ancêtres depuis le siècle des siècles- avec du plastoc et des aimants. -Putain de société de consommation ! Puis j’écoute les bips du téléphone qui me confirment que c’est bien une aide (auxiliaire de vie) qui vient d’entrer. Le personnel naviguant (-PNC aux portes !) est censé appeler un serveur qui, au moyen d’un code, fait office de pointeuse à salariés. Pas con. Puis Orelli prépare le p’tidèj’ et se faufile au pied du lit et chuchote : -Ça va toi ? Je cligne de l’œil pour acquiescer. -Je te laisse 5MN ? Je cligne des deux œils cette fois-ci. Je me rendors lamentablement pendant qu’elle vérifie ses messages du jour, comme toute femme moderne active. Puis, c’est parti : elle me remet au milieu du lit grâce au modeste et génial Turn-EZ-Ollie™, m’enfile le slibard, puis mes Crocs taille 53. Vu mes pieds de “vieille” gonflés à bloc, j’ai carrément acheté les plus grandes, au moins je suis bien dedans, et y’a d’la marge pour mes œufs d’Emme. Ce n’est pas très glamour ce genre de jardinières-péniches mais vous connaissez ma position par rapport au Candy-ra-thon : Balek total. D’ailleurs j’ai même abandonné le mini short en jean. Je reste en slibard, poimbar.

Là c’est le transfert “de la mort” que seules deux personnes réussissent vraiment : Natt et Orelli.  Il faut dire casteurlà je suis particulièrement spastique. Je prodigue des cris inhumains (d’une meute aux abois) involontairement, c’est ma façon à moi de dire -Wah, c’est dur la vie de légume ! Une fois posé sur mon Jean-Claude, Orelli se lave les mains et attrape mon Muhammad Ali dégueulasse sortant de ma bouche avec un filet de bave gluante genre bouffeur d’ail/fumeur/buveur qui n’a pas rincé sa bouche depuis le roquefort de la veille. -Tu vois le tableau ? Il est grantan de remplacer cet artifice : j’ai fini par le raboter à zéro, et il n’est plus transparent mais jaune opaque. Amis poètes : -Bonjour ! Mon fils Vico me souffle carrément dessus lors je baille, c’est dire… Puis elle m’installe les cale-pieds, attrape mes petons oeudemmés pour les poser dessus. Mes cuisses se mettent à trembler frénétiquement : réflexe médullaire. Elle bascule mon Jean-Claude franchement à la renverse, ce qui me permet de repousser mon cul bien au fond de l’assise avec mes jambes. -C’est bon pour toi ? Vu ma nuque à l’horizontale, elle considère l’absence de grognement comme validation, et nous v’là partis pour cinq mètres (au moins) de trajet vers la table de la cuisine.

Cette suite de gestes est parfaitement rôdée et la compréhension d’Orelli est totale et de ce fait, très agréable. Elle me connait par cœur, c’est vraiment super. Je lui ai décerné le titre de Supergirl avec un T-shirt dédié au “blason” de la O-Team. Selz & Sö qui me connaissent sauront que “C’est pas rien” (je suis réputé pour être exigeant ET casse-couilles). Mais Orelli mérite. Grave. Elle dépasse de loin les autres auxiliaires de vie. Nous savons que si je gagne tronze (voir finze) millions au loto je l’emploie à plintan, et son salaire sera ce qu’elle veut. Villa et Porsche de fonction offerts, cadeau. Adieu Citroën Picasso informe. Franchement, ils sont tombés bien bas chez le chevron, après des modèles culte comme la 2CV, le « brochet » (DS/ID), le “cochon” (HY)… donner le nom de Picasso à un véhicule aussi laid relève de l’abrutisme.[1]

Là, on met LES serviettes à mon cou, je redeviens bébé : nourriture à la p’tite keuillère. Démarrage par la compote, toujours. Cela permet d’évacuer les médox, puis -attention particulière- Orelli me donne une cuillère de miel de Feyzin[2] AVANT de terminer la compote. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (toi pas obligé rire) : ça signifie de l’empathie. Cela veut dire qu’elle se met à ma place, et ça, c’est de l’or en barres. Tout à fait adapté à une skleroz en barres et pas en plaques. J’ai demandé qu’on sorte un peu des sentiers battus du salé avec le sempiternel œuf-lard. Après le sucré, j’ai donc le choix entre des rillettes Bordeau Chesnel[3] « classiques », au poulet rôti, au canard, des mousses de foies, Sinto-Agur[4]crème, anchoïade, tapenades, Heinz beanz et en fait, tout ce que l’on mange le midi ou le soir. Il m’arrive même de boire un canon de Jaja[5] pour mieux savourer. Mon p’tidèj’ préféré (celui que j’amènerai en containers sur la lune) c’est une brandade de morue aillée avec un ballon de blanc bien frais. Brandade Denim[6] et blanc cépage picpoul, savadswa. Putain, je peux en manger pendant Deezer, c’est comme le Saint-Agur crème avec du rouge, y’a plus de limites !

Ensuite, un expresso Ma Longo (la mère de Jeannie). Notez que, malgré mes invitations écrites -dont le MERSOB qui stipule expressément que le PNC[7] est invité à se servir un café librement-, Orelli ne s’est JAMAIS permise de se faire un café sans que je l’invite expressément à le faire ! Et Dieu sait qu’elle carbure à la caféine… Chaque matin je réitère donc mon invitation d’un regard complice. Partager cet instant est simplement bon, d’autant plus en cette saison. Je ne sais pas si vous arrivez à imaginer ce luxe quotidien : grand ciel bleu, soleil levant (il est huit heures), gazouillis d’oiseaux (dont un rossignol), pelouse verte, vue à 100KM, silence, café, clop. Pas de balcon avec vue sur le trafic, pas de voisins, pas de pollution… En slibard avec ma Orelli, les ados dorment encore, Nath est déjà en train d’accueillir des Slovènes dans une villa démesurée… nous on est peinards, royalobar ! Orelli ne traîne jamais, pendant que moi je réfléchis à comment optimiser mon temps à l’ordi, elle prépare déjà mes vêtements (un slip donc) et/ou refait le lit et/ou range la vaisselle… Chapeau bas ! Ce n’est pas que ce soit exceptionnel en soi, c’est que PERSONNE n’a jamais fait autant preuve d’efficacité parmi les aides. C’est donc exceptionnel : correction. Il m’arrive d’en fumer une seconde, ce sont les jours où j’ai gravdutaf. Oui, c’est prétentieux, vous les valides actifs n’y croyez pas. –Pas vrai ? Mais figurez-vous que moi je ne peux m’esprimer ou communiquer QUE lorsk je suis installé devant mon Eye-Ollie, stadir à mon bureau. Donc, ça gamberge grave là-d’dans. Je muscle ma mémoire. Avis de tempête du cerveau (brainstorm) à chaque éloignement de ma poursuite oculaire. Mon cerveau est une énorme feuille de tableur remplie de rectangles dont ilfo déterminer la priorité. Ce qu’il faut dire à Nath, aux enfants, expliquer le mécanisme à Lergo Winch, le collier du chat-roi, ce formulaire Cerfa X-tronze, SCUDer le fournisseur, actualiser les modifs du MERSOB, mettre en mots ce rêve génial, me remettre à l’écriture, pourquoi l’éclairage du projet 3D est naze sur le dernier rendu, modifier en groupe les projets sans affecter la structure en jouant sur les calques, et toutes considérations spécifiques au V-Ray : truc barbant pour 99% des gens normaux, mais qui moi, me passionne.

Ow, y’a pas phrase là ? Notez : le sujet c’est ce et le verbe c’est falloir. Bon, comme tout le monde, je pare aux urgences et j’oublie beaucoup de “trucs”. Mais je vais citer un exemple pour mieux vous situer le schmilblick. Lors d’un passage au WC je note que mon réveil n’affiche plus rien depuis la coupure de courant. Un paraplégique “normal” (parlant) dirait en voyant le réveil -Tu me règleras l’heure steplé ? Terminé. Moi, je dois stocker cette information visuelle kelkepar pour l’exprimer ultérieurement par écrit sous forme de demande. Et vu que je suis réputé pour être roumpébaaaallé, les récipiendaires de mes demandes craignent un SCUD[8] à chaque notification. Et moi de craindre une interprétation subjective. Et ce ne sont pas seulement des requêtes, des suggestions, réponses à des questions non répondues auparavant. En somme : touskim passe “par” la tête dans une journée, comme vous les bipèdes parlants. Mais moi, il y a un délai pour le stockage.

Donc, après, direction salle d’eaux pour pisser un coup. Deuxième transfert. Orelli cale son smartphone dans son soutif « à la » Lara Croft. Pourquoi s’emmerder avec des poches ? J’adore son caractère décomplexé, ainsi que son décolleté. Boys will be boys. Orelli compte toujours jusqu’à trois, à voix haute. Après le “Un” il peut se produire un cataclysme ou la fin du monde, le processus en cours ne pourra plus s’annuler. C’est comme LE bouton de la bombe nucléaire : no-abort. A “Deux” Orelli m’arrache de mon fauteuil comme si je pesais dix kilogrammes. Je pousse sur mes guiboles de cycliste pour me déplier. Je jette un œil dans le miroir : pas beau à voir (-Vacances j’oublie tout…). Mes mains semblent réellement pendues à des ficelles. Orelli finit son décompte : -Trois ! C’est ainsi. Une fois que tu le sais, ça surprend moins. Ainsi debout, il s’agit maintenant de pivoter. Orelli ne s’encombre pas d’artifices inutiles (le disque pivotant), elle compte à nouveau : –Un… deux… Là, pareil : que tu le veuilles ou non, on FERA demi-tour. La friction de mes Crocs ne pose pas vraiment de problèmes, tout le carrelage se décollera si nécessaire, quand Orelli a décidé, plus rien ne l’arrête. Mes jambes pendouillent tristement en spirale, mais on s’en cague. Opération demi-tour validée. -Trois ! J’adore cette efficacité ! L’usage du lève-personnes ou du verticalisateur prendrait vingt minutes de plus, c’est d’un chiant ! Là, c’est plié. S’ensuit une chorégraphie réglée de gestes précis pour la douche et l’habillage. Les coton-tiges cuillèrant mon miel d’oreilles me mettent en transe. Tout comme la brosse qui me raye le casque[9]stadir mon scalp.

-Cigarette ? Je hoche avec un grand sourire. Un autre instant de pur bonheur. –J’te fais couler un café ? Je lui réponds d’un regard vers la cafetière… -Pour moi ? Je souris. C’est compris. Rien de plus n’est nécessaire à notre complicité. -Deuxième clop ? Je souris en clignant des yeux. Neuf heures. On éteint le trahzistor. La journée démarre pour moi. Bureau, Eye-Ollie, calibration. Je valide par un OK bref affiché à l’écran. Il m’arrive d’écrire OKU, ou bien Au Quai, ou encore Au cake oral, Toubon Jak… selon arrivage de l’humeur du chef. -C’est bon pour toi ? C’est LA phrase d’Orelli. J’acquiesce. -A demain ! -Nrrhghhg ! Ce qui signifie : merci, tié une perle ! Prends soin de toi ! A demain mon amie ! Passe une très bonne journée toi aussi ! Bisous.

Voilà comment trouver un fil conducteur : racontez votre quotidien, ce n’est pas compliqué. Pendant que l’ordi travaille au rendu d’une scène (70 heures de calculs H24, il va me lâcher…), je retrouve le plaisir de vous apostropher. Y’en a des choses à dire ! Je commence par quel bout ? Allons, aujourd’hui est un grand jour pour plusieurs raisons. La première, indubitablement, c’est que mon fils Vico m’a demandé si je connaissais Alice Cooper. Cela le crédite d’une bonne dose d’humour d’une part, mais surtout d’une culture musicale affirmée. Il pourra devenir cheminot, militaire, syndicaliste, gréviste (notez qu’aucune option n’exclut l’autre). Je l’aimerai toujours grâce à ça. Et voui, la preuve : on peut être fainéant mais avoir bon goût, et reconnaître la bonne graine de l’ivraie (des Pargnes). Comment ne pas penser à notre Dave ?[10] Pour ses quarante ans c’était lui Alice Cooper. La deuxième raison est que nous avons à nouveau un Piaggio Porter digne d’un Brekkies. « Moon equipped » et déco publicitaire Terravana élaborée en 3D par Andy KP lui-même. La troisième raison est que j’ai passé une vingtaine de minutes debout, tout seul. Cela doit faire six mois que je n’étais pas resté debout. Bon n’allez pas croire au miracle, je suis maintenu par un “standing”[11] 

Parmi les “nouveautés matos” pour légumes, j’ai fait une demande pour un verticalisateur. On m’a livré un lève-personnes. Stémieu, un verticalisateur sert à mettre debout, alors qu’un lève-personne est une sorte de grue d’atelier qui soulève n’importe quel poids. Me v’là donc dans une sorte de sac à livrer du sable, plié en sept, cul bombé. Pire c’est pas possible. -C’est cet appareil dont tu as besoin ! s’accordent à dire tous les intervenants du spectacle. Car, franchement, c’est un spectacle. On voit bien que ce n’est pas eux qu’on “livre” à la grue ! Donc, courriel-SCUD au fournisseur. Deux mois plus tard on me livre enfin un verticalisateur… trop petit ! Et c’est EUX les pros de l’ergonomie ! Re-SCUD. Impasse & cul de sac : en location (pris en charge par l’état) on ne fait pas plus grand. -Pays de nabots ! Je vous la fait courte. Six mois de courriels, de dossiers à la MDPH, et en finale d’argent du contribuable… gaspillés. Ledit vertic’ sert de valet de chambre.

Je suis donc à la recherche d’un verticalisateur électrique d’occasion. On coupe-soudera à nos besoins. Fuck le système officiel !

Pour finir sur une note plus gaie, nous sommes allés au CHU Guy Tcholiac en présence du cas SLA n°2[12] Cotignacéen : j’ai nommé l’immense, le formidable, l’authentique Robert Charlebois (alias “Tonton”) et sa femme Brigitte. Un combi d’aandjicapés bulbaires aux sonorités improbables. On s’est fendu la poire, et aussi d’un bon resto. Alain a confirmé ma théorie : y’a Paf au Thau, Montpellier dépasse de loin la qualité d’accueil de la Tchimone (avec sa farandole de cagoles).

Bravo à l’équipe de Ballatum de la Clinique du Motoneurone qui a ENFIN remplacé la totalité de la surface du linoléum (format A4) sous la fontaine de la salda-tente n°2 au troisième étage. Un travail considérable ! Vraiment bravo.

Pour la conclusion définitive et habituelle, je vous propose un estré de mes découvertes musicales récentes. J’aime tellement ce titre que je l’ai rangé djirekt dans ma liste de lecture “Alone on the moon”. Celle-ci contient des titres dont je ne me lasserai JAMAIS. Si donc, un jour, je pars pour la lune, voilà les musiques qui accompagneront les palettes de brandade et de pif dans les soutes.

Jordan Rakei est un multi-instrumentiste talentueux d’une trentaine d’années. Né kiwi, il grandit en Australie et s’expatrie à Londres où il signe chez Ninja Tunes. Son second talbom est un chezDeusvres. Voici « Lucid ». Dans ce titre, sa voix me rappelle celle de feu Jeff Buckley. Pour les non-connoisseurs, c’est lui qui a repris Alleluia de Leonard Cohen et en a fait une version grandiose dépassant de loin l’originale. –Vous situez mieux ? En sus, l’usage d’un clavier Moog me séduira toujours. Ecoutez-moi ce vibrato à la fin du refrain ! Et le mixage ! Chapeau-bas Jordan ! La “chanson” raconte un mauvais rêve et la désincarnation de deux êtres après une séparation. Pour Selz & Sö monoglottes.  Je vous le mets sur le tourne-disques du site. Enjoy !

A tantôt.

[1] Abrutisme : néologisme inscrit au Patrimoine National de l’Eloquence par Ségolène Royal, juste avant bravitude.

[2] Feyzin : Commune du Rhône connue pour sa raffinerie de pétrole gigantesque (“juste” classée SEVESO haut niveau). Feyzin asphyxie toute le bassin lyonnais, c’est hallucinant ! Lorsk vous passez Feyzin sur l’autoroute, lâchez une caisse et accusez Total, illusion garantie 🙂 On m’administre quotidiennement une pâte appelée Mélaxose et ressemblant à du miel. Vu les composantes chimiques dudit laxatif, je prétends donc que c’est du miel de Feyzin.

[3] Les déménageurs du huissier de justice n’emporteront pas mes rillettes.

[4] Le Sinto-Agur est la dernière trouvaille de l’entreprise Sinto (située à Aubagne, Bouches du Rhône) qui commercialise Sinto-Fer, Sinto-Pierre et Sinto-Bois, qui ne sont que de vulgaires ensembles à base de polyester additivé de pseudo limailles, avec un nanotube de durcisseur. Mieux vaut acheter du polyester en seau. J’di ça, mais le Sinto-Agur avec un verre de rouge, c’est Byzance à la maison ! Ça déchire tous les desserts du monde (entier).

[5] Jaja ʒa.ʒa : Terme argotique du début du XXe siècle que mon aide Aline m’a remis en tête. C’est une forme suppinatoire de jajare, de bas-occitan, « boire beaucoup », de jare « boire ». Le jaja est un vin de table.

[6] Denim : contraction de sergé de Nîmes. Et voui, le Levi’s bleu-Jean est né à Nîmes. Quant à la morue, elle était échangée contre le sel de Camargue. Et c’est ainsi que la brandade est devenue une spécialité de Nîmes. Ce n’est pas parce que la mer s’est retirée…

[7]  PNC : Personnel Navigant en Charge du légume.

[8] SCUD : Le terme Scud désigne une série de missiles balistiques à courte portée développée dans les années 1950 par l’Union soviétique. Par analogie, se dit d’une remarque cinglante destinée à taquiner (à divers degrés) un interlocuteur.

[9] Se faire rayer le casque : Expression bourguignonne ayant deux significations :

1 – Se dit quand un auditoire à affaire à un orateur particulièrement talentueux qui réussit à être écouté malgré des spectateurs qui pourraient s’avérer hostiles au premier abord. Par exemple, l’expression se faire rayer le casque par une première partie peut être utilisée quand un chanteur de RnB réussit à terminer sa chanson dans un concert de Gangsta Rap. Mais ce que vous voulez vraiment lire est la définition suivante :

2 – Lorsqu’un mec se faire une fellation, les dents peuvent faire mal au gland. Gland => casque. Bon à savoir pour les dames… et décrypter le langage “intra-mecs”.

[10] David Napp : ami de trente ans, artiste peintre anglais trilingue vivant dans les Abbruzzes. Visitez son site-ouèbe : http://www.davidnappfineart.com

[11] Standing : Dispositif manuel mécanique permettant de maintenir un mollusque hémiplégique (comme moi) debout. Pour déterminer l’appellation exacte de cet objet, ce fut très très difficile.  La décision de ce nom commun a sollicité la réunion de nombreux académiciens spécialistes de la langue française, pendant de longues semaines…

[12] Trois cas de SLA sur Cotignac. On peut penser à des facteurs communs. Sergueï Skripal a séjourné chez mon ami G. Burkhart qui se trouve avoir une villa dans le même quartier qu’Alain et moi-même. En fait le Novitchok n’est pas russe mais provençal. D’ailleurs on dit Nôôôvi Choc avec l’accent tonique sur la première syllabe. Issu des morilles du Bessillon, ce puissant neurotoxique était utilisé comme désherbant (Monsanto n’a rien inventé), et comme agent décapant dans le flux à brasure pour la plomberie. Il servait également liant à texture dans le formaldéhyde (bien avant le bisphénol-A) dont les biberons des enfants Skripal étaient constitués.

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