NUTRITION ENTERALE

 

Une smenn depuis l’opération. Zéro douche. Comme chantait Colette Renard dans ”Nuits d’une demoiselle”,   je schmeckte de la raie, je pue du fion (PDF[1]), je schlingue du cul, je cocote du derche, je fouette de l’oignon, enfin, ma fragrance est du style ”Fleur d’anus” de Jean Peste.

Interdit la douche,  kiddiz. Moi je collerai un plastique avec du DuckTape, et roule ma poule. Mais bon, je m’emballe et kouye, j’aime bien être crado, baigner dans mon jus. Alors, je vous tiens au jus -ce jus- de ma condition.

Les douleurs se sont estompées au fil des jours, et je retrouve le plaisir d’écrire. Exit la troidé pour une période. Envie de communiquer. Remis ”la main” sur les quatre cent pages du tome II de Chaque Jour un peu Moins, abandonné lâchement pour des causes plus graphiques, disons. Les boutiques de chemises-en-T (on célèbre la francophonie jourdui) en sont la raison. Mais l’envie de publier me revient.  Puis j’ai commencé, comme d’aucuns le savent déjà, à trier ma musique. Sept mille titres ventilés sur 105 listes de lecture, plus quelques 1500 alboms et autant d’artistes. Cinq années de tri auront fait cette ”discothèque” que je partage avec joie sur deux plateformes les plus populaires : Spotify[2] et cocorico Deezer[3]. Oui, c’est français. Liens en notes de badpage. Je peux me targuer d’apprendre des trucs à mon entourage, mais on peut amener un cheval à l’eau, on ne peut pas le forcer à boire… Certains.nes auront compris l’intérêt (culturel, voui), d’autres resteront malheureusement scotchés.ées à leur ”culture” télévisuelle bien pourrie. Genre -Ah c’est la musique de tel ou telle série ! Et non, (idiote !) c’est une reprise d’un groupe mythique britannique, écrite par un talentueux chanteur qui a AUSSI fondé tel groupe…

Epi, j’ai inauguré ma pompe à purée pour astronautes. D’abord un peu, puis progressivement on augmente les volumes. Ladite purée contient touskifo : glucides, protides, minéraux, vitamines… je sais moi ? A terme je pourrai ne plus rien avaler (à part des promesses), et être nourri pour 24H en une seule nuit. Royal ! Plus de fausses routes à la mormwalnö toutes les trois cuillerées ! Le raccord doit être remplacé par un définitif dans une smenn. J’ai envie d’un ”bung” de réservoir de moto : chromé, ”flush mount” avec une clé. Mais j’aurai un truc laid, avec prises multiples, genre : huile, vinaigre ET moutarde. Ou whiskey, coca ET citron. Oui, whiskey AVEC le ”e” : soit du bourbon. Coca et whisky serait un sacrilège, une profanation ! En fait, on peut y brancher ce qu’on veut. Du nitrate d’amonium, de l’alcool à brûler (moins cher), du novitchok, du polonium, de la cocaine, de ”la Villageoise” en cubitainer, etc. J’aimerais voir la fiole de la diététicienne Laura Branigan en voyant un cubi de Villageoise pendu à la potence… 😀

La pompe est un petit artifice autonome (à accu) bourré d’électronique que je suspecte d’être française. Un petit boitier avec des galets qui écrasent rotativement le tube cristal (en plastoc bien polluant non recyclable) de la ”poche” nutritive. La masse de déchets que je génère désormais est mohhstrueuse ! J’ai honte… Faudrait les gazer au diagnostic ces cons de sclérosés, c’est eux qui ramènent le bilan carbone à mars au lieu de décembre ! Enculés d’aandjicapés ! Bref, le moteur est discret, mais le truc ”beep” à la moindre anomalie. Un bip continu en fin de poche, pourquoi !?!? Je dormais peinard, saloperie de merde électronique ! Un bip continu pour dire que la pile est vide… Bordel !!! Bref, l’artifice se ”clampe”[4] sur la laide potence, à hauteur d’oeil de mafam (mon aide Mireille alias Mimi Mati nécessite un escabeau !) avec les réserves, et les tubes et fils de pendouiller vilainnement. Mapiol ressemble à une chambre d’hôpital, sa race ! Là, c’est l’occasion de revenir sur le remplacement de notre porte de cuisine (bois, petits carreaux) par cette merveille de porte en polychlorure de vinyle blanche. C’est mille fois mieux -disait l’installateur. Plus de surface vitrée, certes. Mais ça s’arrête là. Point bar. Vous savez toutes et tous que je suis un fumeur invertébré et que j’arrêterai de fumer après ma crémation. Or, vu les lois domestiques, je nail droit de fumer QUE dehors. Bien. Donc, chaque envie de fumer nécessite un ”déménagement” du légume AVEC ses accessoires. Et c’est là qu’est l’os, comme dirait feu Louis de Funès. Ladite porte en plastoc nécéssite un rail au sol pour être solide (et aux normes A2P). Un PUTAIN de profilé qui fait CHIER à CHAQUE passage de mon fauteuil ! Mon fauteuil ayant des roues à “peneus pléngs”[5] je ne vous dis pas le mal qu’ont les aides ! Aline, peuchère, y mets toute sa force, et encore… dès fois elle échoue. Vraiment mieux cette porte en PVC ! On a dû économiser AU MOINS un bon litre de fioul sur le budget chauffage hivernal, sûr ! Qu’est-ce qu’on s’en branle d’une étanchéité à l’air, ou d’une certification A2P dans une maison bâtie avec les pierres du champ ?! Je le voyais venir gros comme une maison avec son profilé alu DE MERDE, et ses ”produits”. Oui, car les gonzes conservent le chassis en bois bâti pour se baser dessus à coups de cartouches de silicones et autres merdes chimiques. Dans trois mille années ses (et non ces) putains de ”produits” seront encore intacts ! Pédé ! C’est du boulot ça ? Je me vois encore remplacer les huisseries à Saint Jean, avec un cric, un marteau-piqueur et une gamatte de briqueteur (plâtre gros). Ainsi que chez mes boparans, un ouvrant par jour. Bâti, beau, durable, écologique. Mais, comme dit très justement mon papa -qui est loin d’être con, des ”vrais” artisans y’en a plus. Des mecs avec des ”kouyoku” comme il dit. On vit une génération de gens qui prennent des pourcentages, s’appuient sur les bases, le fruit du travail d’autrui. Aujourd’hui on ”génère des vues, des likes…”, la publicité ingérée par ces cons incultes payent des ”salaires” ! Youtubeur est une activité lucrative ! Non, mais ”Allo” quoi !!! Comme dirait cette conne à la télé-réalité de MERDE ! L’autre jour la compagne de mon beauf’ voulut me raconrer sa stupéfaction d’une de ces merdes télévisées. J’ai hoché la tête négativement avant même qu’elle aie fini sa phrase. Laisse-moi mon FIP, mon Guillaume Hernerr sur Culture qui déjeune avec nous en semaine, mon Arte JAMAIS décevante, et retourne à ta merde de téléréalité vulgaire… comme toi. Bon, je m’écarte du sujet : ce profilé au sol. Et bien, figures-toi qu’avec juste mon fauteuil c’est déjà la misère à franchir. Mais avec la potence et son bordel brinqueballant (tuyauteries pendouillantes, purée d’asronautes en porte-à-faux ET son bip électro-français…), c’est autrement galère. Je me marre. Vraiment mieux la porte en PVC, y’a pas à dire.

Je conclurai cette petite chronique par une nouvelle enthousiaste : la coupe de cheveux effectuée par mon fils Toma, agile de ces mains. Iroquois ! -disait Adjani dans ”Subway”. C’est un des rares avantages de cette pathologie, tu t’emballe et couille de ce peuvent penser les gens de ton apparence. Je peux sembler ”avoir le melon” pour certains.nes d’entre vous, mais j’arrive à un âge (ET une condition), où je ne crains plus rien. Kimem me suive ! Merci à toutes Selz & Sö, nombreux, m’accompagnent. A tantôt.

 

 

[1] Locution trouvée par Aleksandre Singer, oui ce fier descendant des machines à coudre.

[2]https://open.spotify.com/user/osi30l0vh33smd9qn91ai3gri/playlists 

[3] https://www.deezer.com/fr/profile/3678036442/playlists

[4] De l’anglais” to clamp” : pincer, attacher par pincement. Terme populaire dans le milieu médical qui a oublié qu’on a des mots pour dire les choses…

[5] Prononciation à la Elie, mon aide. Elle viéng de Séng Juliéng, utilise du Sopaléng pour m’essuyer le véng… Adorable, je me régale l’oreille 🙂

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