Hendaye and eye

HOPITAL MARIN d’HYUNDAI : Dimanche 28 Avril 2019

 

 

Bien, ledit séjour fut quelque peu différent de ce à quoi je m’attendais… Récit.

 

Déjà quelques semaines ici, dans ce camp de concentration pour aandjicapés du bulbe. L’emplacement est spectaculaire et j’ai la chance d’avoir une des deux seules chambres avec vue sur l’océan, depuis mon bureau et mon lit.  L’hôpital est plutôt moderne, immense sur un flanc de colline, avec des dizaines d’édifices, chacun dédié à une pathologie. Moi je suis donc avec les dégénérés du neurone. J’aurai mis deux semaines à trouver le courage d’attaquer ce texte. Pour plusieurs raisons, dont la principale est le manque de temps. Non pas que les activités proposées soient si nombreuses ou que je fasse du surf à gogo. Non, rien de tout SLA.

 

Plutôt que de suivre une chronologie, je vais tenter de narrer par thèmes, et le premier kimtient hacker[1]est l’administration. Et, chemin faisant, nous irons de la déception vers une réjouissance. Aksion!

 

 

L’administration :

 

Bon, vous me voyez venir ? Le casse-couilles, ex-artisan, fils unique (pourri-gâté donc, mafamme l’aura répété toute ma vie), face au mastodonte fonctionnaires/service public. À l’heure qu’il est je ne m’y suis toujours pas habitué. Donc, résumons : j’arrive avec plein d’espoirs, d’enthousiasme et mon fameux MERSOB actualisé pour l’occasion, envoyé une semaine au préalable par courriel. Au départ de Nathalie ça commence : pipi au frock. Je sonne l’alarme, personne qui débarque : eccehomodans son urine. Bon, -Trakaspa[2], il y a forcément une période d’adaptation, me dis-je. Cette vérité m’est répétée par le personnel sans cesse, normal. Au troisième jour il commence à me venir les glandes. Moi envoyer courriels, à la mayonnaise iOllie (ma réputation me devance). On rectifie le tir, mais le personnel est si nombreux que remettre l’aiguille à midi ne sert à rien dans cette meule de foin. Chaque jour j’ai droit à une nouvelle tête qui me découvre et…-cerise au kirsch sur le baba au rhum- découvre pour la PREMIERE fois ma tablette à poursuite oculaire. Pour vous illustrer le truc, c’est de cet artifice que dépend mon aptitude à communiquer, alors imaginez le désarroi ! Le MERSOB a été écrit pour CHEZ MOI, et on le lit et le relit sans comprendre. Finalement à force de patience, au bout de vingt-cinq minutes (en moyenne), j’arrive, enfin, à dire -C’est bon. Et là, le personnel, las d’avoir perdu son précieux temps, se barre en oubliant de communiquer avec moi, ou bien de me mettre l’alarme.

Au bout d’une semaine on finit par me donner l’adresse courriel de la ”cheffe” du secteur. Je réalise que je l’avais déjà et qu’en fait, elle reçoit mes missives depuis le début (mais zéro réponse !). Là ma coupe est pleine. Je passe TOUT mon temps à l’ordinateur à écrire à la cheffe. Moi qui espérais écrire la conclusion du tome 2, c’est râpé ! Je change de ton et vide mon sac. Là ça bouge. Quand on critique les fonctionnaires, ça bouge. Finalement, je réalise kilforéécrire les points du MERSOB pour des lobotomisés.ées ; je m’exécute et passe quatre jours à reformuler les recommandations-conseils. Je demande que ces directives soient affichées sur mes murs, ce qui est fait. La très compréhensive ergologue Marion avait déjà affiché des visuels de mon installation : le mur ressemble à un tableau de couloir d’université, tellement bourré d’informations qu’aucune maman infirmière n’y retrouve ses petits. Moralité, le personnel sans cesse nouveau, toujours pressé, n’a paksaafouteque de lire et mon installation prend toujours 25MN !

De rage je fais tout enlever et adresse un mail à tout l’hôpital en disant (en gros) -Démerdez-vous ! Moi, j’ai donné, maintenant je m’en BALEK de tout ! De vous, de moi, de tout.J’ai chié dans les draps de colère, me suis pissé dessus… rien n’y fait. Et là j’ai enfin compris. Le mastodonte AP-HP[3]est immuable. Invincible. Si tu te pisses dessus, le personnel y est habitué, si tu veux changer leurs habitudes, c’est peine perdue. On applique le règlement, point barre. Fort de constat, je regrette d’avoir perdu mon temps à expliquer comment faire. Je me résous donc à prendre et laisser. Je fais avec les moyens du bord : mon regard. Si l’intervenant.e met 20 minutes à comprendre, tant pis, pour eux et pour moi. Face à cette administration tu n’es qu’une goutte d’eau dans l’océan. Et ici, l’océan ils connaissent.

Alors il m’est venu une envie de chiffres et de statistiques avec mon adoré Excel. J’ai donc exprimé en pourcentages de temps passé ici les différentes ”activités” du légume assisté que je suis. Au frais de VOS contributions sociales et impôts, nos tas bennés. Les chiffres parlent d’eux mêmes, bien qu’on puisse leur faire dire ce que l’on veut. Il s’avère que les activités vraiment intéressantes ici, comparé à rester chez moi, sont infinitésimales. Voir graphique.

 

Alors certes, l’endroit est paradisiaque, et l’expérience vaut le coup d’être vécue, mais…  Oui, mais. J’ai presque honte de contribuer au trou de la Sécu. Ces séjours sont dits ”de répit”. Pour la famille et les aidants certainement.

 

 

Les protagonistes :

 

L’endroit est peuplé de ”fous” à première vue. Dans mon secteur des SLA, des AVC, et autres Huntington[4]. Dans les autres bâtiments des TEDdies[5], des rescapés d’accidents, des polyhandicapés, des Prader-Willies[6]des handicapés de naissance[7]… Les sonorités émanantes des fenêtres voisines font pitié. Bref, chez nous ce sont des neurodégénérés. Hommes, femmes : la répartition semble équitable parmi les patients. Jeunes, vieux, tous mélangés.

Mon premier ”pote” fut le sosie de Frank Black[8], avec les yeux en poisson : un de chaque côté du visage. Un grand balèze silencieux mais appréciant mon offre de boire un coup de jaja. C’est que le picrate est sur ordonnance ! J’ai, illico, écrit au docteur en disant -Sodexo OK, mais avec du pif !Et j’ai donc obtenu une ordonnance qui me donne  le droit de boire ! Inutile de dire la jalousie des autres patients… Mais, du coup, j’ai une offrande pour entamer une relation.

Mon deuxième pote est un petit vieux bonhomme asiatique, tout sec, ressemblant à un maître de Kung-fu, longue barbe blanche clairsemée caractéristique, yeux bridés, et très discret. Très poli et réservé, j’adore son style. Il est japonais, et demande une infusion à chaque repas.

Alors, là je vais faire un hors-sujet mais c’est nécessaire : les ”boissons” chaudes de l’AP-HP. Je pèse mes guillemets. J’ai demandé UNE SEULE fois un café, après j’ai décidé d’arrêter le café pendant un mois. Le ”café” ici est un ersatz de jus de chaussettes lyophilisées[9]mélangé avec un excipient goût chicorée, bref : infâme ! Je me suis dit -Remettons nous au thé… A tort ! Le ”thé” c’est de l’eau chaude servie avec son nuage de lait dans un gobelet plastoc avec sa paille et son sachet censé infuser le goût d’un vague souvenir de thé. On te sert ça sans remuer -si bien qu’au début tu bois de l’eau chaude-, et on n’enlève pas le sachet quand on te fait boire. Voilà le ”thé” à la française ! Regrets d’Angleterre ! Bon, on est à 500 M de l’Espagne, donc c’est excusable.

Revenons à nos muttons en wheelchair. On a ici un équivalent de Yves Sette. Oui mesdames, le même ! A part qu’il est jeune et très souriant. Ce jeune a une dentition exemplaire, et un sourire magnifique. A part ça il branche tout le monde, a une voix gutturale (des gouttières) qu’on distingue parmi le brouhaha du réfectoire, et se mêle de tout, pareil que Yves… Il est toujours le premier installé, je l’entends à des kilomètres, il est très gentil, mais en somme : il me saoule !

Parmi les personnalités il y le sosie de Castellin[10], hémiplégique super sympa, et souriant. Je reluque ses roues avec jalousie, il a deux volants de poussée sur la même roue (puisqu’il est hémi). Le volant intérieur entraîne la roue opposée. Alors oui, bon, ça ne vous interpelle pas. Mais moi, oui, et à fond ! Ce système ingénieux permet à un unibrasiste (ça existe ce mot ?) de pousser son fauteuil avec une main en attrapant les deux anneaux simultanément ; et de tourner en actionnant les volants individuellement. Génial ! Et là où ça m’intéresse c’est qu’au niveau des moyeux, la transmission pour la roue opposée traverse ! J’ai donc cherché ce type de moyeux (il m’en faut ! c’est trop bon !) sur le ouèbe : Kéutchi! Nibe! Obligé d’acheter deux fauteuils ”hémi” pour en jeter tout sauf les roues… Bref, mon Castellin est plutôt orienté à droite. Le jour où je suis arrivé au réfectoire avec mon ticheurttTrump 2020 / Make liberals cry again”, il y eût un silence, tous les yeux braqués sur moi. Et mon Castellin d’approuver par un large sourire. J’adore provoquer des réactions ! Là c’était réussi 🙂 Depuis les sympathisants se sont divisés en deux. -Mamba Lekoui. Sakiébon !

Et puis y’a Sarah l’irlandaise. Elle est super ”speed” toujours agitée, avec un naksanà couper à la tronçonneuse. Couplé à sa dysarthrie, ça donne un téléphone arabe délicieux. Entre celles qui croient avoir compris et qui parlent pour elle, et ceux qui n’osent pas faire répéter, c’est épique. Sarah est marrante. L’humour sauve, comme Jésus. Jésus, d’ailleurs, il était drôle ?

En parlant d’humour, il y a ”Bidot” le breton. Lui est harnaché à son fauteuil pour éviter qu’il se barre en rigolant. Son rire me plait, il est très communicatif. Bidot met du beurre sur tout, comme moi l’huile d’olive. J’aime joindre sa table.

Et puis il y a mon autre ”pote”, le sosie craché de Robert de Niro en moins grand. Son fauteuil a des pneus de quad, c’est un ”tous terrains” très baroudeur, look d’enfer ! Derrière son bolide il a fait installer un compresseur avec 5 trompes en guise de klaxon. Ça fait un raffut ! Au dessus : son blouson de cuir noir de rocker. Johnny ne laisse personne indifférent ! Son élocution est puissante et incompréhensible, c’est Johnny.

Et puis y’a Laetitia la joyeuse, toujours pliée en deux de rire sur son Permobil L5. Celui-ci est au Invacare Kite (mon fauteuil électrique,  abandonné) ce que la Audi Q7 est à la Dacia Sandero. J’ai vérifié, il vaut 30000 €. Oui, cet endroit est un concentré de fauteuils roulants de toutes marques, tous modèles, électriques, manuels, sans fil…[11]Intéressé, j’ai demandé à visiter l’atelier de réparation de l’hôpital.

Et là… j’ai halluciné ! Le rêve de tout aandjicapé bricoleur ! Des stocks de pièces, des roues par centaines, des tiroirs de joysticks… Le mécano en chef m’a fait participer à une «  session garage » ! Trop bon ! Un pont hydraulique à poste, du FACOM en servantes… le kif! Cet homme travaille à mi-temps en salle de kiné, mi-temps en tant que LE réparateur du parc de fauteuils (plus de 200 sur le site !). Le poste en or ! A notre première entrevue il venait me chercher pour aller en salle de kiné. Rentre un balèze barbu, genre champion de rugby : -Moi c’est Sébastien.Je lui écris -Chabal ?La glace est rompue, et à partir de là on se fend la poire à chaque entrevue. Seb est un athlète des jeux basques, type ”L’homme le plus fort du monde”. Poser des boules de 100 KG sur des fûts, jeter des troncs d’arbres le plus loin, abattre des arbres à la hache et consorts. J’adore ! Lui aussi. Voilà mon ”Chabal”.

Je diverge vers le personnel donc. La salle de kiné immense comprend toutes sortes d’appareils de torture et un personnel à 90% basque-espagnol. Ils s’apostrophent dans leur langue et je me régale à les écouter. Mon kiné attitré est un jeune espagnol basque, avec un accent très prononcé pour la plus grande joie de mon Chabal qui le taquine en permanence. Yonn est un gringalet à côté de ce Bud Spencer pyrénéen. Et moi plié de rire ! Exemple, Sebastien parle : -Tu vois, il a des biceps. Il soulève des coton-tiges en salle de musculation.

Parlant du personnel, la première qui me vient Talespriest Veronique. Un amour de femme, gentille, patiente, extrêmement compréhensive… Je l’ai officiellement déclarée ”Interlocutrice Médaille d’Or”. Infirmière approchant la soixantaine, discrète, jamais de blagues à la con pour « détendre l’atmosphère … » Une des rares avec qui je me sens apaisé. Des infirmières j’ai dû en rencontrer plus d’une centaine, dont une moitié s’est occupée de moi, à m’mandonné. Alors retenir tous les prénoms ! … Parmi ceux retenus : Muriel la doyenne : une grand’mère adorable, Patricia la tétue basque, Fanny la grande blonde pro (tombée dans la marmite : ses deux parents travaillent ici), Veronika l’exotique russe avec toujours son accent depuis trente d’intégration en pays basque, Marie l’alsacienne, Heloïse la belle rousse, Julie la petite, Sabrina Boyzboyzboyz, Odile Je-suis-désolée, Dana la belle bretonne… et j’en oublie. Côté mecs c’est nettement plus restreint : Joël le vieux barbu sage (ex machiniste sur tours numériques, un mec érudit et sévère mais juste), Arno le jeune roux qui dit ”ça marche !” 67 fois par heure, Patrice le bazané mexicain, Rayanne (Air) le jeune sympa, et d’autres très dévoués dont je ne me rappelle pas les prénoms. Tout ce personnel va et vient en trois fois huit heures, part et revient de congés, prend des RTT… De sorte que c’est très très long pour retrouver quelqu’un.e qui se souvient précisément de tes habitudes. Et surtout de comment m’installer devant ma ”bouche”, j’ai nommé l’Eye-Ollie, la tablette à poursuite oculaire. Comme décrit précédemment les moments de frustration (réciproques mais ça je n’y peux rien) furent nombreux. A péter un plomb ! Je me retrouve là, dans la ”Rolls des centres spécialisés en SLA” et je passe mes jour nées à me bouffer les nerfs. Et à casser les couilles aux dirigeants.tes. J’ai donc fini par capituler devant ce monstre à mille têtes qui ne communiquent pas entre elles. -Je maintiendrai : c’est la devise des Pays-Bas.

Pourtant nombreux sont les moments de franche rigolade et de complicité avec tel ou telle personne. Ma tronche ne laisse, à priori, personne indifférent, ni mes Crocs de couleurs vives, ni mes roues XXL. J’ai eu droit à la sempiternelle comparaison avec Bradley Cooper (y’a pire !), récemment Philippe Candeloro ou encore Jauni à l’idée (ça c’est moins mon truc). Du coup, certaines infirmières s’amusent à me coiffer comme telle ou telle célébrité. Pas désagréable ! Je suis leur Big Jim, qu’elles couchent, lavent, habillent…

 

Et puis parmi les protagonistes, n’oublions pas les cadres : archétypes du fonctionnariat. Mettent en ”pause” leurs patients le samedi et dimanche. Arrivent à 9H30 le lundi, répondent à tes courriels du vendredi le lundi en fin daprem. Se barrent à 16H45, débarrassés de tous scrupules. Sont absents quand t’as vraiment besoin d’eux. Ont leur statut quasi-à vie. Ont le treizième mois. Et nous cassent les couilles à manifester dans les rues en se plaignant de ne pas être rémunérés pendant leur ”droit” de grève !

Je vais encore scinder les opinions, mais j’assume. Le boulanger qui cuit votre pain, il fait grève lui ? Il a le treizième mois ? Il manifeste dans les rues ? Oui, j’étais artisan, et avec le couteau du RSI sur la gorge. Les RTT, les avantages sociaux je n’en ai JAMAIS eu. Quand on dit aux patients : -Je vous fais patienter, l’équipe suivante va s’occuper de vous… je dois vite aller manger…C’est de notre faute à nous les patients ? C’est à nous d’assumer votre choix d’être salarié par l’état ? Lorsqu’on me dit : -Je vous laisse patienter, je dois faire les transmissions[12]… C’est moi qui poireaute comme un con ! Lorsqu’on dit aux patients : –On est en sous-effectif…C’est de notre faute ? Il fallait signer dans le privé alors ! Je m’emporte, comdab. Je disais donc, parmi les protagonistes il y a…

 

MON POTO NEIL :

Et bien, figurez-vous qu’il s’est fadé Varsovie-Hendaye pour venir me voir et célébrer mes 51 balais. Y’a pas ”ami” là ? Accompagné de son épouse et de l’ineffable Téhèmm, alias Thierry Mounier. Mon maître infirmier Jojo-la-barbe m’a sorti de la sieste, m’a demandé si je voulais un PennyLegsalias Penilex[13]. Je fis mine que non. Il insista si lourdement que je pense qu’à mon second refus il m’aurait cassé la tête ! (À raison) Me v’là donc avec la bite scotchée et ma poche d’urine sur la cheville. Deuxième fois de ma vie, j’ai horreur de ce truc ! Je préfère encore me pisser dessus. Tout tube raccordé à mon corps me fait chier ! Joël me sort sur le parvis gazonné face à l’océan : vue 180° dégagée, vraiment l’endroit est magique ! -Et qui je vois ? Mon con de TM !J’aurais dû me douter ! Une clop, un guéïmss(gamesen anglais pluriel, signifie joint/cigarette contenant des substances illicites pour Thierry, personne ne sait pourquoi cette appellation !), et mon TM qui raconte son épopée. Neil & Kashia partis au bout de la plage, arrivent. Les quatt’ z’amis sont contents quand ils sont réunis[14]! On prévoit une escapade. Dès que je suis branché à ”ma bouche” j’envoie un courriel pour obtenir une ”permission” de sortie. La réponse je l’attend encore… En désespoir de cause les garçons me font une visite exhaustive de toute la colline occupée par l’hôpital. C’est ainsi que je découvre la blanchisserie tout en haut, les locaux techniques du service jardins et moults autres départements secondaires, dont le morceau de littoral « handiplage » réservé aux patients. L’établissement a ses propres plombiers, électriciens, jardiniers… c’est une entreprise complète. Les menuisiers, jadis fort sollicités, ont dû raccrocher leurs tabliers (-Poltrooooné sofaaa ![15])  avec l’arrivée des plastiques, et surtout l’obsolescence programmée. –Cassé ? On remplace !Triste sort. Bref, j’avais demandé une visite des lieux officiellement. On m’a répondu deux semaines plus tard. Merci donc à Neil & Thierry, sans qui je n’aurai jamais exploré cet immense domaine.

Et puis Papa & Sophie sont venus, avec un déménagement complet. Dont, très important : du vin ! Ah, je renais ! Papa resta une nuit à l’hôtel, pas plus. Je lui suggérais de prendre la navette ferroviaire vers San Sebastian et d’explorer les lieux, en vain. -Pourquoi faire ?fût sa réponse. -C’est moche leurs maisons… Là, tu ne peux pas te battre. L’herbe est coupée trop courte sous mes pieds : de l’ordre du glyphosate de chez Monsanto ! Ce furent mes seules visites. Normal, ici c’est le fin fond du bout des antipodes. Même le soleil il n’est pas pareil : il se lève à l’Ouest et se couche à l’Est ici [16]

 

Bon, il faut que trouve une transition… Allez, du Coca Laan ! J’ai remarqué une erreur de langage commune à TOUS les intervenants de l’hôpital : fascinant ! Pour dire ”trempé” (ou trempée) le personnel dit trempe [trampe]. Ils se seraient concertés pour me faire douter de moi ? C’est un adjectif basque, ou bien ? Qu’une personne le dise, d’accord… Mais que tous fassent la même erreur, cela me sidère !

Epi, tank à fer, j’avais amené une Marie-Jeanne nabuchodinausauresque de pastis 51 pour offrir l’apéro à tout l’hôpital le jour de mes cinquante et un ans. La bouteille fit impression. Seul mon Frank Black accepta un stag[17]avec moi. Le personnel sous le joug de l’administration n’osa pas franchir le pas. Puis Jojo-la-morale la rangea définitivement dans mon armoire. Alors on s’est fait une bouteille d’eau minérale de pastis avec Neil, et on s’est murgés dehors, comme tous les patients. Le dosage au pif fut plutôt éloigné du « un pour cinq ». On s’est fait un « un pour un ». Avec un « games » face à l’océan : apéro anniversaire en bonnet Duform ! Neil : 20/20 ! Transition pourrie finie.

 

 

 

Les découvertes :

 

Parmi les premières vues ici, dans toutes les chambres : le palan à rail qui va du lit au WC, exactement comme je l’avais imaginé pour chez moi. Sauf que, bien sûr, il ne s’agit pas d’un IPN cintré à la Bernar Venet[18]mais d’un ”bête” profilé en aluminium laqué (de Lacq comme le gaz). Sans contacts à glissières, là je suis déçu ! Le treuil fonctionne donc sur accus, et la télécommande filaire fait office de liaison avec la source d’énergie. Un treuil dessert deux chambres, si bien qu’il y a un aiguillage manuel pour sélectionner le rail. J’ai omis de dire que les salles d’eaux sont communes à deux chambres. Bref, ce palan d’atelier à piles, il nous en faut un à Thomas et moi ! Les week-ends le palan sera aiguillé vers le garage ! Je sens que je vais solliciter la MDPH à nouveau ! Ce dispositif permet, grâce à une sangle-harnais, à une jeunette de 1M40 de déplacer une personne de 150 KGS (Un sale gros aandjicapé obèse qui pue de la raie, par exemple) toute seule ! Efficace non ?

Le deuxième truc génial dans les hôpitaux c’est la présence dans toutes les chambres d’oxygène et de vide (vacuum). Tu peux donc laisser ta bouteille d’oxygène ainsi que l’aspirateur dans le fourgon. Et pour la soudure au TIG il suffit de brancher l’argon dehors. La prise de vide sert principalement à aspirer les patients. Glaires, salive, tout y passe. Un bocal intermédiaire de deux litres récolte ces infamies. Moi j’ai donc deux kilos de crottes de nez à poste. Strobon! Finis les ”rondins” en papier-cul qui ne sortent rien. Un coup d’aspi dans les narines et c’est libre ! Je me marre car mes megaboggiesbouchent souvent l’orifice. Oui, ça, ça me fait rire. Alors pour avoir une prise ”vide” au dessus du lit, je fais la demande à qui ? Hein ? Je vois bien une pompe à vide derrière la maison, en triphasé puisqu’on l’a…

La suivante est toute bête : ce sont des bâtonnets-éponges jetables pour aller chercher le smeurgledans les bouches des patients. Parfait pour moi qui commence à avoir la même dentition que Jacouille la Fripouille[19]à force de n’être brossé qu’une fois par semaine… Tu les plonges dans de l’Hextril ou Synthol, et tu ”racles” les gencives. Paboà voir, mais super efficace !

J’ai découvert aussi, combien nous, aandjicapés, polluons la planète. J’ai honte ! Déjà, lors de ma vasectomie (appendicite), cela m’avait choqué : la quantité de plastiques non recyclables que génère un patient, débile ou pas. J’ai juste compté les barquettes plastiques à chaque repas (livré par SODEXO ou consorts) : 1 entrée, 2 plat, 3 légumes (80% purée de pomdeterr), 4 compliment alémentaire enrichi en protéines et calories, 5 portion individuelle de fromage ail&finnzerb, 6 deuxième portion individuelle de fromage ail&finnzerb, 7 dessert lacté, 8 ration de miel pour demi-portion dont 30% part avec ladite barquette. Et huit opercules. Cela c’est un SEUL repas. Et puis si tu ne mange pas, lesdites barquettes partent à la poubelle sous le sacro-saint principe de précaution car la date de péremption est fixée à 24H. Donc tu pollues pareil. Et le tiers-monde de crever la dalle 🙁

Multipliez cela par les millions de patients à l’échelle nationale, et ça sur un an. Sacrée montagne de merdes polluantes, non ?! J’ai calculé que sur mon séjour, je génère une bonne brouette d’emballages (bien tassés). Alors, j’ai écrit ce constat à la direction. Cela ne vous étonnera pas. Et bien, j’ai été remercié ! Oui, le débat sur le développement durable au sein de l’APHP est inscrit dans une charte[20]. A la lecture j’étais plié de rire ! On m’a donc donné raison de soulever le lièvre, et transmis mon courriel au directeur. Aura-t-il les ”couilles” de me répondre ? A ce jour : zéro réponse.

 

 

Les avantages d’un séjour de répit (à Hendaye) :

 

Statistiquement, la kinésithérapie arrive en tête avec sa grande salle clafie de matériel en tous genres. J’ai demandé à tout essayer : du pédaleur (qui te bouge les jambes), à la table verticalisatrice hydraulique, en passant par le ”standing”[21]motorisé… Tout y est en nombres. Selon l’heure on y traite jusqu’à quinze handicapés tordus en même temps. Les kinés, très nombreux, s’envoient des vannes et n’ont pas vraiment l’air de s’éreinter à la tâche. La planque.

 

La psychomotricité : terme complexe qui ici signifie massage. La pièce (rikiki) est équipée d’un Thermospa. A l’entente de ce terme j’imaginais un bain carrellé avec eau chaude et bulles façon Caldea[22]. Passé la porte, mon fantasme s’écroula net. Le dit thermospa est un appareil en plastique, très bruyant, sur lequel on t’allonge. Une membrane se gonfle sous toi avec de l’eau chaude et des jets te ”massent”. La sensation de flotter dans la mer morte est agréable, malgré le non contact avec l’eau. Sur la membrane deux couches de serviettes plus le harnais du palan minimisent les vertus des jets ainsi que de la chaleur. Evidemment il y a la chromathérapie : une sorte d’ampoule LED à deux balles de chez Conrad[23]. Au dessus, sur une étagère, deux lampes en cristaux de sel : le truc pour babacools écolos qui ne jurent que par les bio-coops ! Ils ont souvent des cheveux gris et un teint pâle, c’est dire les bienfaits du bio. Un poste radio-CD couvre le bruit des pompes. Je ferme les yeux pour m’évader. La masseuse m’enduit le bas du corps d’huile Weleda[24](pareil, pour moi, c’est pour les ex-soixante-huitards qui fument du hakik!). Le flacon contient des huiles essentielles. Essentielles pour ma masseuse, et surtout pour la société anonyme. L’odeur si puissante accentue mon mal au crâne, je ne le solverai qu’en soirée avec deux grammes de paracétamol. Vive l’aromathérapie, vraiment Sakimfo! La pièce est aveugle, sans lumière de jour et bien trop petite. Sorti de là, je glisse, huilé de partout ; et j’enfume tout le monde avec ces huiles existentielles. Voilà ce qu’est la psychomotricité (appellée la ”psiko motte”).

 

La balneothérapie : proposée après mon courriel de Ralbol, je m’imaginais cette fois baigné dans du concret, du carré en béton carrellé, avec des mètres cubes d’eau quoi. Même surprise à l’ouverture de la porte : une baignoire à bulles en plastoc ! Comme je vendais à mes clients. Certes, toutes options (compris l’ampoule LED multicolore chinoise vendue par les Bosch… sa race !). Transfert : je pendouille lamentablement, la sangle me découpe le lard façon jambon de Bayonne et…  Ladite baignoire balnéo est trop petite ! Centre référent en soins, en bordure d’océan, 800KM en bagnole, pour me fader les genoux hors d’eau ! -Aah noong ! Qué nerfs !Le brouhaha des pompes à air finit par me bercer. Une ”enceinte bloutouffe” peine à exprimer une mélodie orientale sur flute de pan Yamaha avec des voix de pygmées façon publicité Ushuaia censées apaiser mon grand corps malade.  Re-transfert. Re-pendaison minable à voir. Table de massage. J’avais prévenu la dame : -Siouplé, pad huiles parfumées !Elle ne s’est pas démontée et m’a enduit tout le corps de beurre de Kalité[25]. Moralité, je suis reparti tout glissant, paumes et plantes grasses. Le pied ! Voilà la balneo. Bon, je dois reconnaître que, le temps de 64 mesures binaires, les yeux fermés, le massage à quatre mains invite au fantasme. Deux bombes sexuelles sœurs jumelles rousses qui te massent les jambes, le pubis… et finissent par te masser bien fort au beurre de Kalité la teuben érex, ferme et raide… Jusqu’à ce que, la baignoire plastoc balnéo, équipée d’un microprocesseur (donc ”intelligente”…), se mette à s’auto-nettoyer : boucan d’enfer ! Ouverture des yeux, fin du rêve. Padbombes sexuelles, bite flasque. Je repars la queue entre les jambes, les bolloxcisaillées par le short en Djinncourt qui leur a servi de poignées pour me recaler au fond du Jean Claude. Pas évident de dire avec les yeux -J’ai les burnes esquichées !

 

La psychologie : une belle femme se présente pour proposer une séance de psycho. J’avais une question précise en tête, j’ai foncé ! Vu mes meuglements animaliers, on a procédé par courriel. Après quelques échanges j’ai obtenu confirmation de ma théorie. Le déclencheur de MA SLA EST LIÉE à mon aventure extra-conjugale. C’est évident, les dates en attestent. Bon, c’est un ensemble de facteurs convergents, mais en somme on peut affirmer que je me suis infligé la pathologie. Culpabilité, auto-flagellation… A débattre.  Je sais que ce point va encore créer des commentaires. Ils sont les bienvenus, allez-y !

L’orthophonie : une séance sur vingt-huit jours. Madame Lorto était absente… et ne travaille qu’à mi-temps… Ce poste n’a pas de remplacent.e, c’est une cause secondaire aux oeils de l’AP-HP… J’ai néanmoins appris à souffler dans un paille, pour faire des bulles dans un verre d’eau. Massage des gencives, grimaces. Un peu comm à la maison. Point commun entre mes orthophonistes : les gros seins !

 

La sortie culturelle : j’ai pu boire un vrai expresso, putain ! Je renaquis ! Et une bonne Marlboro là-dessus avec vue sur plage : le top ! Le reste fut accessoire. Toutefois une belle exposition d’oeuvres réalisées par les patients de l’hôpital. Je craque littéralement sur une copie de ”Uomo con capello” de Modigliani. Branché la galleriste, la chef d’atelier : impossible d’acquérir le tableau ! Heureusement Pantxica (l’animatrice basque) m’a envoyé une photo de l’oeuvre. La voici :

Représentation de « Uomo con Capello » de Modigliani par une patiente très douée de l’hôpital.

La sortie ”personnalisée : j’ai écrit aux cadres que les animations classiques (genre trente fauteuils roulants en cercle autour d’un clown) ce n’est pas trop mon ”truc” et que, je préfère largement visiter les arcanes techniques de l’hôpital, avoir des explications sur ”comment ça marche un camp de concentration pour aandjicapés”. La cheffe me donna suite, avec l’appui de Pantxica[26](”Tchica”). Tout l’hôpital fut au courant que Olivier allait visiter la laverie et la chaufferie ! Et comment ! Deux patients se joignirent à cette escapade. Le chef de la laverie et son bras-droit nous expliquent en détail comment les deux tonnes de linge quotidien (!) sont traités. Là je bade le système de tri automatisé ! Des centaines de sacs acheminés par rails au plafond et commandes pneumatiques, comme les portes dans ”Monstres & Cie.”, pareil ! La machine à laver est un cylindre de dix mètres avec une spire sans fin, lavant en continu. Des sécheuses, des repasseuses à draps de 15 mètres de large, de plieuses à linge, des ”rangeuses”… C’est génial à voir ! Le personnel est ravi de notre initiative :  enfin des gens viennent pour les rencontrer, et non pas pour se plaindre d’un vêtement égaré… Nous sommes bienvenus pour revenir ! Les autres patients sont également très contents d’apprendre comment ”ça marche”.  L’idée a plu, j’en suis heureux. Peut-être qu’à l’aventure on proposera aux patients curieux une visite technique. La chaufferie étant au sous-sol, la rampe d’accès ”non PMR” dissuada toute prise de risque. On vit néanmoins une des neuf sous-stations qui contiennent les chauffe-eaux (pour l’eau chaude de la douche). Je m’attendais à voir un préparateur ECS[27]de 5 000L… Que nenni ! Un banal 300L vertical ! L’échangeur à plaque et le bouclage ECS étant tellement puissants, le volume stocké ne présente que des inconvénients : nettoyage, risque de lésionnelles etc. A terme on aura une production ECS instantanée. Génial ! Non ? Bon, d’accord…

 

Les trois derniers jours furent absolument formidables. Nathalie arriva avec son frère en renfort, et notre dernier : le Victor Brenkman himself ! Ils étaient logés directement à l’hôpital en studio pour ”accompagnants”, superbe opportunité offerte ici. Le champion de skateboard alla de suite tâter les rouleaux de l’océan en surf. J’amenais mon trio à San Sebastian (Espagne) avec le ”Topo”[28]. Souvenir de 2015, lorsque je marchais encore, on avait fait le même trajet avec Fransoi.

Le Lindid-pack fut consacré à une bonne bouffe basque avec vue sur Vico qui retourna surfer. Heureux, ”trop” heureux il était ! Vu qu’il aime travailler le bois, ça ne m’étonnerait pas qu’il se construise une planche de surf. Déjà qu’il se fabrique ses skateboards…

Le dernier soir fut très touchant. Je décidais d’offrir une bouteille de bon picrate (de Cotignac) aux trois ”médaillés du podium Ollie-mpique”, soit Véronique, Patrice et la mini-Julie. Patrice refusa mon offrande et se contenta de mon intention d’offrir. Muriel la doyenne et Veronique, puis Arno Samarsch viennent à ma chambre pour me remercier et me faire une bise d’au revoir. –Très contente de te connaître ! dit Mumu : séquence émotion ! Enfin, Jojo-la-barbe s’occupa de moi pour le dernier coucher. Vu qu’il m’avait raisonné à travers une bonne discussion entre quatre yeux, je décidais de lui remettre cette bouteille. Son discours fut émouvant : à priori mon cas lui a fait comprendre certains aspects de la compréhension des patients. De la part de Joël je considère cela comme un compliment ! Mon pétage de plombs n’aura pas été vain : j’ai apporté de l’eau au moulin APHP ! Le départ en présence de la cheffe (cadre) fût similaire : -J’ai un courriel de vous ce matin, je présume ?me lance-t-elle. -Vos mails vont me manquer… elle ajoute.

How, y’a riéééng là ?

Une fois hissé dans le combi, vlati-pack Frédéric de la laverie déboule : –Tiens ! Et cela aussi…Il m’offre le schema technique (toute une reliure !) de toute l’installation technique de la laverie ! Tellement heureux que, enfin, quelqu’un se soit intéressé à son boulot… Et il m’offre sa gourmette en sus ! -Tu reviens, hein ? Et je te prends une journée complète avec moi ! Tu vas tout comprendre !

Là, je suis scié ! Ça c’est du départ ! Comment ne pas vouloir revenir ? Frank (Igostouwo-Liwoud) l’intendant nous explique kilfo écrire à Carole la secrétaire. Et comment ! Dès demain je postule !

 

 

Voilà mon séjour de répit. J’ai écrit mes excuses et remerciements à la direction. J’ai même demandé à revenir, en 2020 (après la réélection de Trump et Macron). En été pour pouvoir profiter des activités ”océan”. Cette fois je n’amènerai pas mon Cap Canavéral, rien. Pas d’ordi, pas de communication, pas de soucis. Un mois de communication avec le regard seulement : nouveau défi !

Bon ce n’est pas gagné, mais mon ptidoi me dit que ça va ”le faire” !

 

J’aurai tissé des nouveaux liens, et ça c’est le principal. Le plus important, c’est le principal, et c’est ça qui compte !

 

A tantôt.

[1]A cœur. Les hackers s’en donnent hacker joy…

[2]Trakaspa ! C’est le nom donné à David Chatton, (alias David le breton), qui répétait sans cesse –T’tracasse pas…

[3]L’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) est l’établissement public de santé français qui exerce le rôle de centre hospitalier régional pour Paris et l’Île-de-France. Elle emploie plus de 100 000 personnes, parmi lesquelles un personnel médical, agent du service public, et un personnel paramédical, médico-administratif et médicotechnique relevant de la fonction publique hospitalière (FPH). L’AP-HP est l’héritière de la direction générale de l’Assistance publique, autrefois chargée de la gestion et de l’administration des hôpitaux franciliens.

[4]La maladie de Huntington est une maladie héréditaire et orpheline, qui se traduit par une dégénérescence neurologique provoquant d’importants troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques, et évoluant jusqu’à la perte d’autonomie puis la mort.

[5]Troubles envahissants du développement (TED) est une dénomination utilisée dans le DSM-IV (1994) et la CIM-10, qui correspond en grande partie aux troubles du spectre autistique (TSA) dans le DSM-V. Ces troubles du développement apparaissent dans l’enfance. Ils se caractérisent par des altérations de certaines fonctions cognitives qui affectent les capacités de communication ou la socialisation de l’individu, associées à des intérêts restreints ou des comportements stéréotypés.

[6]Le syndrome de Prader-Willi est un syndrome caractérisé à la naissance par une hypotonie sévère avec des difficultés alimentaires suivis par une hyperphagie responsable du développement d’une obésité morbide.

[7]Certains enfants n’ont jamais connu autre chose que cet hôpital. Ça craint !

[8]Charles Michael Kittridge Thompson IV, plus connu sous son nom d’artiste Frank Black, né le 6 avril 1965 à Boston (Massachusetts), est un musicien américain. Il est le leader et l’un des membres fondateurs du groupe Pixies.

[9]Oui, ce sont bien les chaussettes qui sont lyophilisées, par un procédé tenu secret par la laverie.

[10]Qui n’a pas connu Castellin (père) n’est pas Cotignacéen.nne ! Cet homme était le salut de tous les travailleurs manuels avec LA droguerie-quincaillerie (ainsi que pompe à essence) de Cotignac. Il te vendait des clous ou boulons au poids, dans un papier journal. Son successeur (Cayol) garda encore ces méthodes, ainsi que la boutique dont la devanture d’époque conservée à fait l’objet de millions de représentations d’art, dont des cartes postales « cliché de Provence ». Puis son successeur (Bauduin) vendait tout en blisters et sur commande… Le charme d’antan avait disparu à jamais. Aujourd’hui on y vend des glaces pour touristes trois mois par an. Super utile pour les habitants !

[11]Evidemment, sans fil !

[12] Les « transs ‘» sont les informations récoltées sur les patients qui doivent être transmises d’équipe en équipe. Par ex : untel n’a pas eu son massage anal, il faudra lui faire… Pour mon cas, j’ai eu l’impression d’être boycotté des transs ‘, tellement personne n’était au courant de rien…

[13]Etui pénien en silicone auto-adhésif pour pénis rétracté, lol ! Le bidule se raccorde à un tube qui relie une poche dissimulée. Rappellons l’anecdote : lorsque Marc le kiné m’avait conseillé ce truc, Nathalie était revenue de la pharmacie avec un « calibre à bite ». Son tripotage m’avait occasionné une érection, de sorte que la pharmacie commanda une boîte de Penilex pour Congolais acteur porno, et tout le personnel de la pharmacie me connait… Depuis, j’ai une aversion pour ces artifices.

[14]Avec Roger Zabel, Pousse-moussu, Belle-belle, et Toucancan. Rappellez-vous, sur Antenne 2. –Aaah… doubdoubdoub…

[15]On met les références qu’on peut. Cet italien, avec son tablier a la tronche d’un ex-ébeniste d’hôpital !

[16]J’ai l’habitude du Sud-Est où toutes les maisons du littoral sont orientées vers le sud -et donc, vers la mer- ; ici dans la baie d’Hyundai l’océan est au Nord. Déroutant !

[17]Stag : radical de pastaga ou pastis en provençal.

[18]Bernar Venet est un artiste plasticien français, né en 1941. Il réside aux États-Unis où il s’est fait connaître pour ses dessins et ses grandes sculptures en acier Corten.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernar_Venet

[19]Jacouille : rôle de C. Clavier dans Les Visiteurs, un film français réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1993.

[20]https://www.aphp.fr/volet-developpement-durable-du-projet-detablissement-2015-2019

 

[21]L’appellation a dû être trouvé par un.e énarque…

[22]Caldea est un centre thermoludique immense proposant principalement des activités de balnéothérapie. Il est situé en principauté d’Andorre, dans la paroisse d’Escaldes-Engordany.

[23]Conrad, est une entreprise allemande spécialisée dans l’électronique, créée en 1923, par Max Conrad à Berlin. C’est LE site pour les amateurs qui pensent être des pros, comme moi.

 

[24]Weleda, société par actions de droit suisse, dont le siège est à Arlesheim, est une entreprise internationale qui développe, produit et distribue des préparations présentées comme « pharmaceutiques », « diététiques » et des produits cosmétiques. Ces produits sont élaborés selon les fondements de la médecine anthroposophique définie par l’occultiste Rudolf Steiner et sa disciple la doctoresse Ita Wegman. Cette discipline prend place parmi les médecines non conventionnelles, dont l’efficacité n’est pas démontrée, c’est-à-dire non testée, non supérieure au placebo ou bien insuffisamment démontrée. La devise de la marque est : « En accord avec l’être humain et la nature ».

[25]Le karité (Vitellaria paradoxa) est l’unique espèce connue du genre Vitellaria, qui appartient à la famille des Sapotaceae. Ses noix sont utilisées pour fabriquer du beurre de karité. Il pousse en Afrique de l’Ouest. L’espèce est sur la liste des espèces menacées de l’UICN principalement en raison des feux de brousse d’origine humaine.

[26]Le x en basque se prononce [sch]. C’est une langue merveilleuse absolument incompréhensible ! La langue basque (appelée euskara en basque) est parlée par environ 40 % des habitants du Pays basque espagnol. Contrairement aux autres langues de toute l’Europe de l’Ouest, le basque ou euskara ne constitue pas une langue indo-européenne. En réalité, le basque reste l’une des rares langues de l’Europe, avec le finnois en Finlande, le Hongrois en Hongrie et l’estonien en Estonie, à ne pas faire partie des langues indo-européennes. Dans le cas du basque, on peut même parler d’un isolat linguistique (la famille basque), car aucun lien de parenté n’a pu être établi de façon convaincante avec d’autres groupes linguistiques, pas même avec le finnois, le hongrois ou l’estonien.

[27]Eau Chaude Sanitaire. Celle de la douche.

[28]Appellé ainsi parce que ses rails décrivent un parcours à travers les montagnes, l’Euskotren est un train à seulement quelques wagons allant de Hendaye à San Sebastian, en navette permanente. L’espacement métrique de ses rails est différent de ceux de la Hassan Cehef ou de la RENFE (la « SNCF » espagnole).

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